« Il n’arrivera pas à s’y mettre, il n’arrivera pas à rester en place, il va décrocher à peine j’ai le dos tourné, ça va prendre une heure alors qu’on aurait pu le faire en 15 minutes, je vais être obligé de crier… »

La rubrique « SOS devoirs » est là pour partager nos quelques conseils qui permettent d’apaiser le moment du travail à la maison.

Vous pourrez découvrir prochainement nos autres articles « À la maison / À l’école », dans la série « S.O.S Devoirs » :

  • À la maison / À l’école : S.O.S Devoirs, comment l’aider à se concentrer ? Une question d’espace !
  • À la maison / À l’école : S.O.S Devoirs, comment l’aider à se concentrer ? Une question de temps !

Et visitez notre article déjà paru :

 

Le plus souvent, le premier conflit arrive dès le moment de l’appel pour commencer les devoirs :  « j’arrive », « je finis ça », ou encore « je suis trop fatigué », « je n’ai pas envie »…

Quelques astuces pourront lui permettre de s’atteler à la tâche dans de meilleurs conditions.

 

Trouver le bon moment 

Pour votre enfant : Les performances et la qualité de l’attention varient en fonction du rythme de chacun. Ainsi, le moment idéal pour se mettre aux devoirs sera différent.

Il est donc préférable d’essayer plusieurs moments : à la sortie de l’école, après le goûter, avant et/ou après un jeu …

Après cette phase de « test », vous pourrez déterminer ensemble le moment où l’enfant aura été le plus productif.

Une fois que l’enfant est plus autonome, il est également possible de proposer une tranche horaire durant laquelle l’enfant aura le choix de s’y mettre plutôt que d’imposer une heure fixe.

Un système de contrat est possible entre le parent et l’enfant.

Par exemple : « aujourd’hui, je dois me mettre au travail entre 16h30 et 17h00 », le parent et l’enfant se tapent dans la main en signe de coopération. Le parent pourra alors rappeler à 16h30 jusqu’à quelle heure il peut choisir de s’y mettre, à l’aide d’une horloge.

Pour vous : il sera important d’être également attentif à votre propre disponibilité. Un temps de devoirs qui se sera bien passé dépendra de l’implication de votre enfant, mais également de votre état de patience et de calme avant de commencer !

N’hésitez pas à vous détendre et à prendre également un moment pour vous avant de s’y mettre.

 

Motiver !

La motivation est souvent l’élément manquant lorsqu’il s’agit de commencer ses devoirs. Il sera alors plus efficace de rappeler les récompenses/bénéfices que l’enfant aura une fois les devoirs achevés (cf SOS Devoirs, être mieux concentré, une question de motivation).

Faire un plan

L’enfant qui aura du mal à s’y mettre aura souvent l’impression de devoir faire face à une montagne et de ne pas savoir par où commencer : il s’agit d’un problème impossible à résoudre pour lui.

Or, comme pour chaque problème, il convient de mettre en place une stratégie de résolution, c’est à dire un plan (comme pour une recette de cuisine ou pour monter un meuble par étapes).

Le plan peut prendre différentes formes.

Les fiches procédures écrites, sous la forme de « to do list » permettent à l’enfant d’être le plus autonome possible face à cette situation complexe.

Par exemple :

  1. je lis ce que je dois faire
  2. je décide dans quel ordre je veux le faire
  3. je lis la consigne dont j’ai besoin
  4. je demande de l’aide si je n’ai pas compris
  5. je fais
  6. je vérifie que j’ai tout finit

Il s’agit là d’un exemple de plan général, mais il est possible de mettre en place des plans pour chaque tâche (comment j’apprends une leçon, comment je résous un problème de maths, comment je mémorise un mot…). L’idéal sera de construire les fiches ensemble, et de les modifier jusqu’à trouver celle qui fonctionne le mieux.

 

Donner les bonnes clés pour bien démarrer

Certains pré-requis sont indispensables à la bonne mise en route des devoirs, en particulier si vous souhaitez qu’ils soient fait de façon la plus autonome possible :

  • Vérifier la compréhension des consignes :
    Il s’agit d’une condition indispensable avant d’attendre tout résultat de la part de votre enfant.
    Pour être certain que les consignes soient comprises, il est nécessaire : de proposer des consignes claires (phrases courtes, vocabulaire simple) et de demander à l’enfant de reformuler la consigne (afin de s’assurer qu’elle soit comprise). Cela permettra également de mesurer le décalage entre la consigne réelle et ce que l’enfant s’apprête à faire. Si la consigne est mal comprise, il faut la reformuler autant de fois que nécessaire. C’est alors seulement que l’on pourra laisser l’enfant y répondre.
  • Diviser les objectifs :
    Il est souvent plus facile d’atteindre un objectif général en le divisant en plusieurs petits (par exemple : apprendre les leçons partie par partie ; diviser les gros exercices en plusieurs …). L’aide de l’adulte sera plus présente au départ, puis pourra diminuer au fur et à mesure, jusqu’à ce que l’enfant arrive seul à se fixer des sous-objectifs.

L’avantage est que pour un exercice long et difficile, l’enfant pourra se sentir en réussite à chaque étape passée, plutôt qu’en échec sur la consigne générale.

  • Clarifier les objectifs :
    Un but précis sera toujours plus facile à atteindre qu’un but vague, à la fois en terme de consigne et de durée.
    Ex : « apprend l’orthographe de ce mot en 3 minutes » sera plus clair et plus réalisable que « fais cet exercice de ton mieux, je reviens plus tard »

 

 

Sophie Guérin.

6 commentaires sur « À la maison / À l’école : « S.O.S Devoirs », comment se mettre au travail? »

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